Pharmacie de la Tour

Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 22 mai 2018.

Posté le 23 mai 2018

Situation épidémiologique

Depuis le début de l’année 2018, 3416 cas de dengue biologiquement confirmés ou probables ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion.
L’unique sérotype identifié en 2018 est DENV-2 (847 typages). Cette situation fait suite à une circulation virale inhabituelle à bas bruit au cours de l’année 2017 où une persistance de la transmission avait été observée durant l’hiver austral.

En semaine S2018-19 (du 7 au 13 mai) :

  • 387 cas de dengue probables ou confirmés ont été diagnostiqués biologiquement, données basées sur la date de début des symptômes.
  • Les cas confirmés et probables résidaient principalement :
    - Dans l’ouest : Bois de Nèfles et La Plaine (88 cas), St-Paul, Gare routière et Etang (63 cas), Le Port (27 cas), La Possession (12 cas), Le Guillaume (12 cas), St-Gilles-les-Bains (39 cas), St-Leu (40 cas), St-Gilles-les-Hauts (21 cas), La Saline (5 cas), Trois bassins (4 cas) ;
    - Dans le sud : Ravine des Cabris (20 cas), St-Pierre (11 cas), Etang Salé (6 cas), St Louis (18 cas), le Tampon (2 cas), St Joseph (4 cas) et Avirons (1 cas) ;
    - Dans le nord : Sainte Clotilde (2 cas), Saint Denis (5 cas), et La Montagne (3 cas).

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 17 mai 2018.

Posté le 22 mai 2018

A la Une - Surveillance renforcée du chikungunya, de la dengue et du virus Zika en France métropolitaine du 1er mai au 30 novembre

En 2018, le moustique Aedes albopictus (« moustique tigre»), vecteur des virus du chikungunya, de la dengue et des infections à virus Zika est implanté dans 42 départements métropolitains dont la Saône-et-Loire (Figure). Dans ces départements, l’activité hématophage du moustique femelle, prépondérante de mai à novembre, rend possible une transmission autochtone à partir de personnes infectées au préalable lors de séjours dans des zones de circulation de ces maladies.
En France métropolitaine, la surveillance habituelle au cours de l’année du chikungunya, de la dengue et de l’infection à virus Zika repose sur la déclaration obligatoire (DO) des cas biologiquement confirmés.
Pour réduire au maximum le risque de transmission sur le territoire métropolitain, du 1er mai au 30 novembre, dans les départements où Aedes albopictus est implanté, la surveillance par la DO est dite « renforcée » avec le signalement de cas importés dès la suspicion clinique (cas suspects). Ce signalement immédiat, sans attendre la confirmation biologique, permet d’enclencher des mesures de prévention ou de lutte anti-vectorielle autour des cas.
Comment signaler en Bourgogne Franche-Comté?
Les médecins cliniciens et les laboratoires de biologie médicale de Saône-et-Loire doivent signaler dès leur suspicion tout cas éventuel de chikungunya, de dengue et d’infection à virus Zika à l’aide de la fiche de signalement. Cette fiche de signalement est à envoyer au point focal régional de l’Agence régionale de santé (ARS) - par mail à ars-bfc-alerte@ars.sante.fr ou par fax au 03 81 65 58 65.
Pour les 7 autres départements de la région Bourgogne-Franche-Comté, la surveillance reste habituelle et repose sur la déclaration obligatoire des cas biologiquement confirmés. Les diagnostics biologiquement confirmés de ces 3 virus sont à signaler à l’aide du formulaire de DO et à envoyer par mail à ars-bfc-alerte@ars.sante.fr ou par fax au 03 81 65 58 65.
Le bilan de la surveillance renforcée mise en oeuvre en 2017 ainsi que les modalités de surveillance pour cette année sont présentés en pages 3 et 4 du point épidémiologique de cette semaine.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 9 mai 2018.

Posté le 22 mai 2018

A la Une - Evolution de la stratégie de gestion en cas d’épidémie de rougeole importante sur le territoire national

Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a émis le 23 avril 2018 un avis relatif à la stratégie vaccinale (1) en situation épidémique de rougeole. Cette stratégie a pour objectifs : a) d’améliorer la couverture vaccinale dans la population ciblée par les recommandations vaccinales, b) de limiter l’extension de l’épidémie, c) de protéger les personnes à risque de rougeole grave.
a) L’amélioration de la couverture vaccinale vise l’atteinte d’un taux de couverture de 95 % sans attendre l’impact de l’obligation vaccinale récemment mise en oeuvre ET le rattrapage chez les personnes nées depuis 1980 en particulier dans les collectivités
b) La limitation de l’extension de l’épidémie autour des cas nécessite de recenser le statut vaccinal des personnes réceptives, y compris celles qui n’ont pas été en contact avec un cas s’il survient en collectivité. La vaccination post-exposition doit être administrée dans les 72 heures suivant le contage et reste recommandée même si ce délai est dépassé. Lors de cas groupés, vues la brièveté du délai et la forte valeur prédictive positive du diagnostic clinique de la rougeole, cette mesure peut être appliquée sans attendre la confirmation du diagnostic du cas index. La vaccination post-exposition s’adresse aux nourrissons de 6 à 11 mois révolus ; aux personnes vaccinées avec 2 doses mais dont une avant l’âge de 1 an ; aux nourrissons de 12 mois et plus n’ayant eu qu’une dose ; aux personnes nées après 1980 et non vaccinées par 2 doses ; aux personnes nées avant 1980 sans antécédent connu de rougeole et non vaccinées, surtout si elles sont nées dans les années 1970
c) La protection des personnes à risque de rougeole grave (nourrissons de moins de 1 ans, femmes enceintes et personnes immunodéprimées). Leur protection repose sur la vaccination de l’entourage (milieu familial, personnel de la petite enfance et personnel hospitalier) ; la vaccination post-exposition dans les 72 heures pour les nourrissons de 6 à 11 mois ; la prophylaxie par immunoglobulines polyvalentes dans les 6 jours suivant le contage pour les nourrissons de 6 à 11 mois (si délai de 72 heures passé) et les personnes ne pouvant être vaccinées (moins de 6 mois, femmes enceintes, immunodéprimés).
En milieu de soins, il faut tracer le parcours du patient et mettre en oeuvre des mesures d’hygiène standard et des précautions complémentaires de type « air ». Le HCSP recommande de définir deux niveaux épidémiques, d’adapter la stratégie de surveillance des cas de rougeole en situation d’épidémie (personnes à risque de rougeole grave, foyers dans des collectivités à risque de formes graves), de confirmer biologiquement les cas en situation épidémique avec des priorités.

Lire l'article

Surveillance de la bronchiolite à la Réunion. Point épidémiologique au 17 mai 2018.

Posté le 22 mai 2018

Situation épidémiologique

Les données d’activité des services d’urgences et celles des laboratoires hospitaliers d’analyse biologique et médicale indiquent que l’épidémie de bronchiolite est terminée.
La recrudescence saisonnière a commencé fin décembre 2017 (S52/2017). Le pic a été atteint mi-février en S7/2018. Pour la saison 2017-2018, l’épidémie de bronchiolite est étalée dans le temps et a duré 17 semaines, dont 6 au dessus du seuil épidémique. Elle est terminée fin avril (S16/2018).

Lire l'article

Situation de la leptospirose à Mayotte. Point épidémiologique au 3 mai 2018.

Posté le 22 mai 2018

Contexte

A Mayotte, des cas de leptospirose sont rapportés toute l’année mais une recrudescence est observée au cours de la saison des pluies entre janvier et mai. Les conditions de température et de pluviométrie sont alors propices à la survie dans l’environnement des leptospires, bactéries responsables de la maladie. Localement, le principal réservoir de la bactérie identifié est le rat. La surveillance de la leptospirose à Mayotte repose sur le signalement de tous les diagnostics confirmés par le laboratoire du Centre Hospitalier de Mayotte et transmis à la Cellule de veille, d'alerte, et de gestion sanitaires de l’ARS-OI. Ce point épidémiologique présente les données de surveillance de la leptospirose déclarés depuis le début de l’année 2018 à Mayotte.

Lire l'article